Album diurne

24 instances, selon la définition de « diurne » en référence au jour de vingt-quatre heures, et donc qui concerne les faits de chaque jour. Mais aussi selon Freud, les éléments actuels de la vie du rêveur. Avec un bon shaker, on peut obtenir ce qui suit, le prendre à la lettre ou bien en faire une boulette qui saute à la poubelle ou encore d’une autre manière siroter un verre tout en relativisant la portée de tout ce verbiage.

# Next…ce fut l’attente d’un espace vierge à pétrir, certains caressent, d’autres martèlent, je suis celle qui jardine.

# La toux ouvre un territoire sur le ralenti, les pas mesurés dont je pressens l’effort avant de parcourir un chemin dérisoire.

# La certitude d’avoir perdu sur hier et le doute quant à gagner sur demain, foutaises…

# Rien du nom de Darkstar ne me parle du mystère de la nuit qui tombe et de l’effroi sous le ciel étoilé obscurément sonore.

# Son corps modelé lors des entrainements de rugby était recouvert de tatouages, il s’arque boutait lors du hakka à la marge du planisphère.

# Recycler les mots – trouvailles de la valise qu’on ne donnera jamais à Emmaüs tant en dépend notre bavarde réserve.

# Des marges et des friches, des marges à déchiffrer, des friches marginalisées, Marge & Friche, two scottish lords etc.

# Extrait d’une insomnie diurne, le paon criait, affolant les sbires cantonnais.

# Une mobylette pétaradait soulevant les poussières andalouses.

# Quand la fièvre monte, s’éteint l’Entertainment.

# Se projeter à 3h et demi du matin dans un bunker berlinois désaffecté.

# Post It : Absorber un doliprane tout en relisant pour la centième fois de la poésie accidentelle.

# L’adolescence, un corps mal-aimant et mal-aimé qui trouble la vision.

# Tu te souviens, j’aimais la pluie qui devenait supportable.

# On se souvenait… attendre la mort, résister à la mémoire, tendre vers la sagesse, plonger dans les drogues.

# On se rappelait les touches de piano qui scandaient qu’on était tous hors d’usage, même si les étoiles brillaient dans la nuit.

# Y aller, dans les charbons ardents ! Et hurler comme un môme de trois ans, ce qu’on n’a pas tellement cessé d’être

# Le Rouge et le Noir, jamais pu saquer Stendhal, no sexy.

# L’empreinte temporelle, laisser sur les lignes la marge de mon départ.

# Etre ou ne pas être une baguette de sorcier(e). Ah zut, je voulais dire sourcier !!!

# Plus rien ne dégoutte à partir du moment où le premier gisant nous a chuchoté à l’oreille.

# Que dire des floraisons lorsqu’elles ont lieu le jour ? Faut-il que le banal accouche du rien ? C’est là justement qu’on commence à rigoler.

# Ecouter Nick Cave et ses Bad Seeds en pleine lumière n’a jamais fait fuir personne.

# Sortir du milieu –si noir, aboutit à n’importe quoi sauf orange et j’en sais quelque chose.

Catégories :Non classé

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s