Vrilles

C’est qu’elle a des yeux qui vous entrent au cœur comme des vrilles. — Gustave Flaubert, Madame Bovary, 1867


Des lignes de feu fusent tantôt ouvertes tantôt fermées, rien n’est décelable de ce qu’est la complexe machinerie qui en un rythme industriel sourd et obsédant soulève la poitrine jusqu’à anéantir toute respiration, comme il en serait d’un nouveau-né brisé en son devenir.

Le cuivre est chaud sans enserrer, roux sans étouffer qui balaie l’atmosphère en d’imprévisibles boucles qu’emporte la danse. Enveloppée dans sa cape dorée, une princesse se tait, on distingue ses muscles félins et on songe à la forêt thaïe d’où elle se serait échappée.

Le tout est somme d’unités – libres, défiant les lois de Newton, petites petites petites, toutes éructent dans l’air, se font et se défont, tels des sauvages bondissant dans la pause du soleil couchant, peut-être alors que s’est tue l’humaine fourberie. Les yeux sont fermés.

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