Le rêve d’Éluard

Le sommeil a pris ton empreinte

Dans le songe

Où tu marches à petit pas

La nuque tournée vers l’odeur

Perdue de la pluie

 

Sous les nuages de ses paupières

Hors l’étoffe dont les rêves

Se font et se défont

Hors des traces figées dans le sel

Loin des résonances nocturnes

 

Et je soumets le monde dans un miroir noir

Charbon de bois et encre de Chine

Traversés, désunis, répandus

Dans les faubourgs de Marseille

Cité irradiée par l’astre

 

Où les déments qui le dévorent

Fuient les lépreux

Aux yeux fendus

Lèvres patinées à l’argile

Muets comme les innocents

 

Dorment dans un reflet sanglant

Pupilles de genette envoûtée

Poumons suffoqués

Par le retour du chat roux

Saupoudré de cauchemars

 

Je rêve que je dors je rêve que je rêve

D’un pays survolé par les oiseaux

Échappés de la Tête d’or

D’une vieille sorcière

Si belle et si triste

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