Atelier « Esthétique de la mélancolie »

Production de l’atelier d’écriture du 18 juin 2016,
en écho à l’exposition au château d’Aubais (30)
« Sehnsucht – Œuvres noires – Esthétique de la mélancolie »

Opus 1
La joie des jeux d’enfants

Lumière des gouttes jaillissantes

Gouttes d’eau sur la peau

J’entends les rires et les cris de jouissance

Tandis que la lune au loin me regarde

Brouillard

Promenade dans la nuit sur les trottoirs de Paris

Lumière des réverbères, rêver, me laisser aller…

Regard perdu au loin

Rêverie de l’homme aimé

Nostalgie de la perte

L’homme dans le noir, seule la lueur de son portable, fenêtre ouverte sur l’extérieur, capturé, happé par cette lumière, perdu dans sa solitude à regarder la vie des autres…

Recroquevillé dans ses malheurs

Femme morte, écartelée, sang qui coule…

J’erre dans les ruines de ma vie

Je ne vois rien, ni le début, ni la fin, que les débris de ce qui a été détruit, sans but, je tourne en rond…

Opus 2
La vague qui me submerge, noire d’encre

Elle me soulève et je roule dans l’écume de mes rêves, dans l’oubli des corps chagrin.

Toute cette eau qui me porte et m’entraine, m’enserre comme un linceul.

Des pensées émergent que je laisse flotter au loin, au dessus, telles des poussières, poussières de vie, poussières qui me tirent, qui me tirent et m’attirent vers le haut, vers la lumière de ce ciel, toujours plus haut, toujours plus loin. Tandis que roule cette vague noire et nauséabonde dont je tente de me défaire, ballottée au gré de mes désirs, de mes émotions.

Et cette vague me porte…encore plus haut…encore plus loin…

Je ne la crains pas, je ne me noierai pas.

C’est avec elle et par elle que j’avance.

C’est par elle que je suis.

Noire et blanche, jamais d’une seule couleur, d’un seul courant.

Rouleaux de lave. Rouleaux de sang.

Dans les oreilles le fracas des vagues.

Ballottée au gré des remous je sens aussi la douceur de l’eau, la caresse du soleil.

Et enfin sur la crête d’une vague, je me laisse emporter jusqu’à atteindre mes pensées les plus belles, les plus claires, les plus bleues.

Je les vois, je les sens, je les touche du bout des doigts et les laisse m’emporter vers la vie…

Opus 3
Je sens venir en moi

La vague qui m’emmène

Mélancolique et pleine

Rayonnement de la nuit

 

Ce voyage intérieur

Qui me porte et m’emporte

Train des souvenirs

Passagers clandestins

 

Lâcher prise de la vie

Aux lumières des hellébores

Mélancolie.

 

© Muriel

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