Comme un orage sombré dans l’indigo

Les doigts se délient.

La femme se redresse

Et ses pendentifs claquent

Et ses perles de verre sautillent.

Les orangers embaument.

 

Comme un orage sombré dans l’indigo

La guerre s’est tue,

Gueule d’enfer béante se ferme.

Fleurissent les opales

Et les eaux pâles

De tes yeux

 

Comme un orage sombré dans l’indigo

Étincellent de nouveau.

Les étoiles dans le bleu firmament

(nous) inondent de lumière

Dans le lointain – telle une vie

Qui serait partie et revenue et ressentie

 

Comme un orage sombré dans l’indigo

Les animaux mènent la sarabande

Cette nuit et les tambours des sorciers

Ont battu longuement

Leur écho – la savane,

Elle, n’est jamais un désert.

Comme un orage sombré dans l’indigo,

Se lève le jour d’où sortent

Les masques éléphant

Qui dessinent des spirales polychromes.

Derrière les lés de coton azurés

Une femme aux chevilles raidies crie Bamiléké Bamiléké.

 

Collectif

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