Elle me regarde mais son regard — Elle pense à quoi.

Et puis cette échelle.

Inaccessible

Ne peut s’échapper.

Personnage perdu.

Sensation de vertige, d’irréel, d’incohérence.

Personnage évanescent, flottant dans la toile

Elle pourrait regarder cet enfant/ado mais le mur fait barrage.

A-t-elle fait le décompte de tous les murs, les barrages, à surmonter – ou bien posée reposée -non- décomposée elle attend la fin.

Attendre est-ce espérer ? Ou bien seulement percevoir l’écoulement du temps ? Elle ne veut pas bouger pour sentir son corps s’inscrire dans son siège. Attendre la crampe.

Posée ? Reposée ? Non, dépossédée : elle attend en regardant ses pieds qui ne vont nulle part.

Chercher un chemin, une trace. Essayer de s’inscrire. Elle s’accrocherait volontiers à une souillure bien réelle. Elle gratterait la rouille sur le métal trop froid trop lisse.

Le son de la cloche du village interrompt la recherche de cohérence. Le jus sucré de la prune sous la langue délivre du vertige.

Se poser, s’exposer sur cette échelle inaccessible, quitter la pensée. Quitter le sol.

L’horizon sépare la feuille en deux. Le ciel est plombé. Le sable doré absorbe le soleil. S’échapper par la pensée. Reconstruire un arbre à partir de brindilles.

Elle est dans la forêt des multitudes

Elle est dans le lieu où se perdre, où se trouver

Elle prend son temps

Parce que ce n’est pas du « tout cuit » a dit le homard !

© Annette

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