Le paradoxe du flic et du voyou.

L’œuvre est froide comme le métal en hiver sans la rouille. L’artiste dénonce et devient ce qu’il dénonce, le système qu’il porte en lui comme une grippe, agrippé à la grappe.

Nous sommes tous reliés au même virus. Virus putride de l’anonymat et de la non conscience.

Nous avons perdu l’idée même de ce que nous sommes noyés dans la multitude des autres.

Le système tue les individualités. Le visage disparaît derrière le masque. Masque de métal froid et anonyme.

Je vais devoir choisir. Tuer ou être tué. Et dans ce monde froid et hostile, je refuse de me soumettre. Alors j’avance. Je marche seul. Visage et pieds nus dans ce monde froid de l’hiver.

Mais l’œuvre est là. L’œuvre parle. Elle parle pour moi. Elle est ce que je suis et je suis ce qu’elle est.

Et au milieu de cette forêt sinistre et dense un petit chaperon rouge se détache qui sourit au monde. Petit clin d’œil à la vie.

Tandis que les autres, enfermés, emmurés, se parlent sans se comprendre. Crabes monstrueux à la noirceur d’encre.

© Muriel

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