Berlin 2008 E08

On trouve des copeaux, des coulées dans l’herbe, des poils sur les barbelés et le cadavre dans la posture de celle qui a longuement dormi, épuisée par la lutte, la honte et le chagrin, recroquevillée mais ce n’est plus le comptoir de l’estaminet qui porte ses coudes, elle est tordue sur la terre grise sans rien qui la recouvre. Des ordures traînent qui témoignent d’un repas ou d’un coucher pris à la hâte, tout ce désordre étalé en la plaine. On dira que les familles rivales ont ensanglanté le paysage.

Catherine Robert

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