Ballade en 2016

Silence comme gomme le froid
La brume sur les cochons noirs
Dans tous les taxis – loin de toi
Tout paysage est entonnoir
Tout passé devient dilatoire
Être seule en une prison
Fous rires et tristesses le soir
Or les nuées s’ignoreront

 

Un retrait des autres – de soi
Il y a toujours purgatoire
Car les saisons saignent parfois
Tous deux (re)gardent leur espoir
Et chaloupent vers leur nichoir
Chania, Lilleau, Nige écriront
Dans le marais de nos mémoires
Or les nuées s’approcheront

 

Le son d’une cloche – des voix
Où dirigent-elles leurs gloires ?
Là où pluie d’or fourbit sa foi
Tel anarchiste en son miroir
Si racines fuient les terroirs
Loin – dans la nuit nous marcherons –
Des blessures et des mémoires
Or les nuées s’engouffreront

 

2016 – l’on fit des histoires
Et elles nous ensorcèleront
Jusqu’au-dessus de la Loire
Or les nuées s’effaceront

 

© Catherine Robert

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