Les Hallucinations Ne Sont Pas Des Messages Indécodables

Au plus profond des rêves les spasmes du réel s’imposent au dormeur paisible. Dans la pénombre, un homme, une femme, un hybride ? Ha ! Ha ! Ha ! En y regardant de plus près, du fin fond de la texture émergent des outres, des crânes et des machines. Le tout compose une danse lascive sur musique basse, funk et désuète. Fragile comme les spasmes qui nous agitent tels des insectes dont l’envol aurait été empêché, une danse onirique où grimace la mort – fuck her ! Une danse mystérieuse et protéiforme que révèle l’idole. Une femme sacrée, dans le bruit et le silence s’impose, elle en impose depuis la Chine jusqu’en Amérique latine.

On raconte qu’avant d’être en mouvement sur terre, ses tentacules s’enroulaient autour des vagues puis ses griffes auraient creusé le sol sous les continents. On raconte tant de choses. L’avers et l’envers. On ne raconte plus. Le clair et le vide sont-ils aventure ? Illusion ?

À quand les étiquettes fixées sur le monde, à quand les couleurs sur la réalité ? Le dormeur esquisse un étirement, il recouvre la mémoire et il souffle. Sommeil, dit-il. Éveil, dit-il. Illumination, dit-il.

© Catherine Robert

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