Glossaire

Obscurité qui, d’Adélaïde à Sara, laisse deviner les reflets bleus Marquet d’un aveuglant fantasme.

Richesse des courbes, corps alanguis dans la fraîcheur patiente des intérieurs tamisés

Impeccables ondoyances des auvents de bois de cette maison, écho des voluptueuses esclaves recluses

Eunuques dans le harem, clôture des femmes, monde scindé, intérieur/extérieur sans porosité

Narguilé fumé dans les tentes berbères par des hommes à turbans

Torpeur paisible, le temps s’étire dans la lumière dorée, le soir qui pointe enfin

Arabe dressé fièrement dans le soleil couchant, minaret vivant, arme au poing, chèche vissé, cheval à l’arrêt

Lenteur et nonchalance des femmes nues dans la moiteur du harem

Irascible beauté, perchée sur l’œil lourdement, aveuglée comme l’étrangeté d’un fauve – tout de nacre et de pourpre

Sables du désert rouges et mordorés, splendeurs des couchers de soleil à Aîn M’Lila

Minarets dressés dans l’accablement d’un ciel méditerranéen

Etreinte de l’imaginaire et de l’ivresse lorsque n’inquiètent pas encore la brûlure du désert ni la frénésie des révoltes

[Femmes d’Alger dans leur appartement, Eugène Delacroix, 1834]

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s