Écriture organique

Immobile sous un tilleul aux feuilles vert de gris, je m’enivre du parfum des akènes bruissant au vent, du chant des oiseaux, joyeuse sarabande, tandis que mon regard se porte au loin, sur un platane immense et majestueux aux racines affleurant au sol, sur son tronc puissant à l’écorce blanche et lisse, sur l’homme à tête de cheval qui rit de tout, sur la petite fille à la robe aux papillons penchée au dessus du canal, là où les canards s’ébattent gaiement, où le saule pleureur trempe ses feuilles comme un homme boit à la source fraiche d’un amour vécu autrefois sur ces bancs de pierre usés par tant de soupirs.

Muriel Ramaré

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