Nous nous retrouvons tous en une forêt obscure

Au friselis se mêlent la cascade et le roucoulement de la palombe juchée sur le micocoulier au port majestueux et retombant dont la puissance contraste avec les topiaires de buis – gardiens du temple d’eau avec ses colonnes ornées des vagues ondoyantes qu’y dessine la lumière – alors que le poète, assis sur son socle, semble soliloquer en son piédestal ; alors qu’un autre poète surgit parmi les aloès et les cycas ; alors que ma procession, degré par degré, m’achemine vers le deuxième niveau du jardin dont il est clair à présent qu’il me mène aujourd’hui du paraître désinvolte à l’être dantesque, tant il est vrai qu’au mitan de nos vies, nous nous retrouvons tous en une forêt obscure où nous nous perdons éperdument.

Christel

Dans les Jardins de la Fontaine, Philippe Ibars

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