Une longue phrase…

Ici, aux Jardins citadins, loin du tumulte du torrent de tes montagnes, dans cette nature au carré, où quelques canards profitent du bouillonnement de la Fontaine, ici, entre les allées de béton – point de chemins caillouteux entre les tilleuls et les lauriers – où les oiseaux se retrouvent dans le feuillage qui s’échappe, libre, au vent, ici où les lourdes balustres d’un blanc si cru encadrent des bassins verdâtres – carpes multicolores et nénuphars fuchsia – loin des horizons de forêts infinis de ton enfance, ici où sont promenés des groupes d’Américains bruyants bien animés qui perturberaient tes méditations matinales de printemps sur ton rocher préféré face à la mer,

ici ça s’exerce

ça profite un max

ça halète en rond

ça décompresse le week-end

ça s’égare un peu parfois

ça poétise multicolore

ça s’éprend à l’occase

ici, malgré tout : respire

Mathilde

Jardins de la Fontaine, Nîmes, 2015

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