Ressenti en veine de danseuse….

Tentative d’une description, pensées décalées, respiration dans les pierres

Un équilibre final

Je ne vois pas l’obscurité, je m’autorise la nuit, je m’autorise à penser que je n’y suis pas.

Je n’y suis pas dans ces enchevêtrements issus du néant.

Situation de corps – état de corps

Situation de vide – état de vide

Obscurité-Respiration

Je force le passage… mon passage

L’affrontement des matières et de la matière

Combat

L’œuvre me tient à distance rapprochée

Tissus plombés, piétinés, mêlés au sable, mêlés aux creux de l’ombre

Cascade noire

Marcher en surface, dans les fonds, ressusciter un peu

Avancer coûte que coûte à contre-sens, s’emporter, se déporter

Combat si pénible

Se déporter, se recomposer, répondre aux échos de l’espace

Traverser simplement, être au milieu de tout cela, simplement

Toucher le bois, toucher la pierre

À la difficulté du rêve, s’ancrer à l’encre de la nuit

Fermer les yeux, enchevêtrement des matières musicales

Mémoire d’un enterrement

L’hymne au grand voyage nous éteint, nous baigne à l’obscurité…  équilibre final

Se déporter, se recomposer, répondre aux échos de l’espace

Traverser simplement

Tapis de cartes, vague de papier rosi, écran vivant, cymbales penchées, ondulations de l’acier

Être au milieu de tout cela simplement

 

« Ce combat, si pénible, autorise un équilibre final »

Malaise dans la civilisation, Freud, 1930

Marilyne Ferro

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