Dispersion

Paris à l’aube

3 enfants du tumulte

Au cœur tendre

Surgissent

Comme une apparition

Comme un miracle

Dans un rai de lumière

Leurs yeux étoiles bestiales

Éclairent ma compassion

Leur fragilité à contre-courant

Leur inconscience légère

Dans cette ville qui s’éveille

Résonnent

Et font écho

L’ainé portait au cou une chaine de fer

Le plus jeune mettait ses cheveux blonds en tresse

Le dernier à la peau sombre bâillait

Seul

Immobile

Au milieu de la foule

Qui se disperse

 

Apollinaire, C215, Carré d'art, 2018
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s