Comme autant de perles

Ici, là-bas ailleurs, elle en peindrait tous les motifs derrière ses paupières fermées, ce serait d’abord l’écume de ses peines entrelacées, puis le désert, enfin la disparition mentale des icebergs ; ce serait l’écriture de belles trouées lumineuses quand le train rejoindrait le littoral méditerranéen ; ce serait la connaissance du vivant, la déchirure en passant les songes sur des cordelettes comme autant de perles, l’écoute des paroles tribales et hybrides.

Ici, là-bas ailleurs, elle l’explorerait vers tous les points cardinaux ; vers les étoiles qui dansent la valse pour peu qu’on s’y attarde, hors du vaste monde de son ignorance – amour/désamour que l’on peut entretenir – ; vers l’histoire extraordinaire des hyènes, malfaisantes et fascinantes, qu’elle coucherait sur un papier sensible, à ses larmes mouillé dont elle te parlerait et toi, de là où tu l’attends, tu lui répondrais le dimanche, en pyjama.

Ici, là-bas ailleurs, elle inventerait un éphéméride pas comme les autres – l’éclipse lui en aurait fourni le prétexte -, il lui suffirait de cueillir en personne des perce-neiges ; pas comme cette folle en Christ de Saint-Pétersbourg qui ne craint pas de sublimer le soleil, les doigts à la bouche, le regard interrogatif ; pas comme Enheduanna la prêtresse sumérienne, notre mère à toutes pendant que toi, tu cognerais les peupliers, libre et ivre.

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