Chamboulement sous influence

Agathe a mal dormi, nuit entrecoupée, cœur emballé.. petite mort?

Comme à chaque contrariété mêlée à ses angoisses de la nuit.

Aux premières lueurs, aux premiers bruits, l’explication houleuse de la journée s’affiche.

Elle ne peut que réagir, et de manière vindicative, aujourd’hui, demain, lundi au plus tard.

«Il n’avait pas à diffuser cette image sans m’en parler, je suis sidérée par la liberté qu’il s’est octroyée»

Le café est amer, la tartine sans goût…

L’heure est à l’amère conséquence.

Dans sa tête, un brouillon de mots…

«J’aurais apprécié cher Monsieur R/ j’enlève le cher, non, pas cher, Monsieur tout court, sec/ apprécié d’être mise au courant de la diffusion d’un visuel paru hier dans le journal des Arts de la Cité, votre silence à ce sujet, votre liberté cavalière, vous ne vous sentez pas un peu sans gêne parfois?… etc.etc.etc…

Elle continue de penser aux phrases qui feraient passer à ce prétentieux, un moment toxique, de ces moments qui plombent une journée, une nuit…

Elle écume en silence…

Un mail bien froid, bien cinglant d’agressivité.

État contrarié

État déçu/déchu

État d’indignée

Elle passe un long moment sous la douche/rinçante/avortante

La buée dans la salle de bain/ le manque de sommeil/

La petite guerre intérieure, crescendo/decrescendo

Elle choisit une robe noire, la petite robe de toutes les occasions.

Un concerto pour Marimba de Steve Reich, le minimalisme musical rejoint le minimalisme de l’état.

Un autre café, moins amer celui-là.

Mot de passe «slow»/Windows live mail

Message/ 1 Message reçu/Sylvain

– Chère et douce Agathe,

Quelle coïncidence, je suis tombé hier sur une magnifique photo de toi, elle m’a ramené deux années en arrière, à ces instants de vie avec toi, j’y pensais et j’en suis certain à présent, tu restes indélébile de mes pensées… La séparation, la distance ne changent rien à l’attachement que je ressens pour toi…

«Je voudrais tant que tu te souviennes, des jours heureux où nous étions amis…» les embruns de la chanson d’Yves Montant résonnent dans la tête d’Agathe à la lecture du mail de Sylvain.

(suite du mail) – Chère Agathe, je brûle d’envie de te revoir, d’entendre ta voix.

Je reviens à Grenoble d’ici quelques semaines, voyons nous, je t’en prie…/ phrases d’espoir, ponctuées de petites nouvelles de sa vie/

Fin du mail: D’ici là, ma plus douce amie, espérant te lire au plus vite, je t’embrasse tendrement,

Sylvain.

Chamboulement de l’état, une chaleur l’envahit, de ces élans intérieurs qui transportent au delà de la réalité.

Chamboulement de l’intention initiale

De côté Monsieur R… du bon côté.

Répondre

– Mon Sylvain

Je remercie l’initiative du diffuseur de cette photo qui te ramène doucement vers moi etc, etc…

Agathe est sous l’influence de demain, des lendemains…

Les futurs échanges de regards, les étreintes… Sylvain…

En fin de compte, Merci Cher Monsieur R.

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