Un preux sanglier

Par la lucarne, la lumière se découpe dans la nuit noire. Un sanglier, tache sombre dans mon jardin, grogne et gratte la terre.

Le monde alentour peu à peu s’efface. Dilution. Dilution, séparation de l’ombre à la lumière, de la lumière au vide.

Je marche au loin, aux embruns d’une mer dessinée, cisaillée de pointes outrenoir. Je me perds derrière les meules qui ponctuent ma déroute. Je me cherche, sans savoir si la lumière saturée apaisera mes faiblesses.

même ma hure de preux sanglier

ne parviendra à effacer

la lueur blafarde de la lucarne

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