Messages…

Mythes

comment se tenir

devant la mort ?

Ah… les nuages…

Je ne suis pas Ursus… spelaeus

mais je ressens aujourd’hui,

tréfonds de moi,

l’appel intime de tous ceux-là

Perdu dans un décryptage hypothétique,

je m’allonge… là sur la roche

les yeux au vent,

je laisse passer,

petit à petit : m’immiscer au creux du ventre, au fond du puits, pas à pas

descente en soi.

Tout commença (moi)

le jour – pluvieux – où :

Agnès Varda, Chef Bicolore des Origines

parisienne Nature Mère mer, sans âge

éternelle

rencontra, tomba sur

(du haut de ses 3 pommes – de terre germées – et de ses décennies déjà sédimentées)

le sieur Evariste – Galois, australopitek

s’il en est, voyou matheux, fou

génie brumasseux

Jeune et beau comme on n’en fait plus.

Je dois à ma Mère,

à présent c’est mon tour,

l’honneur du rituel

Elle qui sublimait chaque petit rien,

instillait en tout, chaque seconde

de son souffle, gravité et fantaisie.

Petits rituels des morts pour que chacun

vive bien, tout élément inscrit dans le cycle éternel et joyeux.

Le Paternel, lui qui crut bravache affronter la mort… il lui manquait sans doute quelques fragments de racines implantées dans la glaise…

fauché tchac sans un pli. Gâchis !

Je cille, un rai de soleil traverse une trouée de cumulo

Inspiration, fondu au bleu

je continue :

Agnès donc, née il y a si longtemps

des embruns et du vent

grandie entourée

paumés, coins de campagne

du travail et du temps

et d’une fée, créativité

un peu indigne aussi

qui lui apprit chaque jour,

dès le tout premier,

à s’ouvrir de tous ses sens

– s’émerveiller –

de ce qui est

ici. là.

Adolescent en quête d’aventures,

il y a quelques années,

orphelin de père déjà et encouragé par

Agnès à m’aguerrir en baladant

mes guêtres,

je fis la connaissance fortuite,

qui peut y croire,

du Grand Oncle Yanco

tout là-bas, aux z’usa

Aïeul hellène

émigré, coin reculé d’un parc de l’Ouest…

si farfelu, au gré du vent

que sûrement il partageait

– et pourquoi non ?! –

quelques gênes avec Eugène

mon autre Papi, d’ici

grand âge, lui. Esthète…

Vous me suivez ?

On change de branche,

(laissons-nous porter par le nimbus…)

Evariste, avant de mourir jeune,

issu d’on ne sait quelle matrice,

avait poussé dans les jupons lourds d’une généreuse nourrice. Qui ne décrochait pas deux mots… Pas une cérébrale, mais pour sûr historienne empirique des premières fois.

Evariste, elle ne supportait guère, plus de quelques minutes, si échalas qu’il soit devenu, de ne plus le sentir contre elle…

Mais à l’extrémité du chaînon originel, il avait ce père somptueux, brillant Eugène !

Quoiqu’enfermé à toute heure

en son laboratoire

pensant

souriant infiniment à son rejeton

partageant avec lui sa science

géologue – mathématicien

philosophe de l’espace…

ne mangeant ni ne dormant jamais

– du moins selon Evariste ébahi

Entrelacs de branches des origines

nuages se mêlent

Toujours est-il que moi

voilà !

C’est en Afrique que je pars

éclaircir cette joyeuse embroussaille

mêler les cendres aux ocres d’une caverne du rif

 

Je regarde les nuages…

Faut bien que je me raccroche

à mon âge,

je ne sais plus trop

grimper aux arbres

 

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