Laudun

Peinture d’Albert André

Exposition aux Archives départementales du Gard, du 10 octobre 2019 au 29 mars 2020


Bleue, verte, rouge

sa robe vaporeuse

pareille aux lys

flamboyants de couleurs.

Dans ce salon austère

perdue dans ses pensées

elle pleure les jours ensoleillés.

 

Nues au bord de l’eau

caresse du soleil sur leurs corps

alanguies, paresseuses,

sur l’herbe verte,

seules,

oubliées des autres.

 

Sur les touches d’ivoire du piano,

ses mains,

habiles et malicieuses,

loin de ces murs gris,

loin de cette guerre meurtrière et sordide,

de Lyon à Marseille, voyagent.

A l’horizon, mer limpide et bleue

Pins parasols, suspendus, en attente

Parfums de lavande et de résine

Lourdeur de l’air

Chant des cigales.

-Disparue, évaporée

Par ses songes enlevée

De ses doigts sur le clavier-

Dans la campagne environnante

l’automne est là.

Dans l’intimité de la maison

l’homme peint.

Femme accoudée au guéridon

Femme à la guitare

Femme nue à sa toilette.

Toujours elle

Fil d’Ariane de son inspiration.

Laudun, à l’aube.

Un figuier

branches tordues, roses et nues.

Village accroché à flanc de colline

dormant comme suspendu

aux bras de cette belle inconnue.

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