Le rêve d’Éluard

  1. Il faudrait atteindre l’intensité dense et la surprise du rêve. Le texte doit être de plus en plus profondément tissé d’un tissage par ellipses, sur-transitions, forces centrifuges, conjonctions d’un temps autre, attractions, chevilles rapides, actions vite dites, drames cousus de fil blanc. Micro-drames. L’action est agie par enchevêtrements: aller au plus près du finale et de la catastrophe des choses, procéder par bondissement causal, sauter par surjets à grand fil la texture temporelle… Écrire est proche de la couture: on répertorie et on radote, on relie patiemment les points et l’audace vient de la régularité. Les écrivains ont à examiner de très près le vocabulaire de la couture, du tressage, et à en répertorier minutieusement les points. Et surtout à se souvenir que le plus important dans la couture, c’est la façon de pratiquer les sauts.

[Lumières du corps, Quadrature du langage, Valère Novarina, 2006, P.O.L]

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Le rêve d’Éluard a pris jour au printemps 2015 lors d’une résidence à Nîmes.

Dominique Robert, plasticienne

Catherine Robert, auteur des Ateliers de traverse

ont cheminé ensemble pour concevoir et réaliser

cette oeuvre (techniques mixtes) exposée à Rouen

du 07 septembre au 16 octobre 2015

[ télécharger Le rêve d’Éluard – pdf ]

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